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2016-03-12T19:27:50+01:00

Peut-être Meilleure Avancée: J-5

Publié par Coralina

Dans cinq jours, je pousserai la porte de la PMA. Grande première, loin d'être la dernière, nous le savons. Je ne suis ni enthousiaste, ni stressée. Ni pleine d'espoir ni au fond du trou. Ni contente ni dépitée. Je suis en stand by complet.

Quand j'ai commencé les essais, coïncidence ou pressentiment, je me posais déjà la question terrible: que feras-tu si tu es stérile? Assez fou d'y avoir pensé si tôt...Mais cela faisait partie de mes plus grandes peurs de la vie, comme quoi, la peur n'évite pas le danger. A cette époque, l'idée de terminer en PMA me terrorisait. Pour moi c'était la fin d'un monde de finir là-bas, ça voulait dire que c'était fichu, c'était presque un synonyme d'adoption à mes yeux. Un cauchemar heureusement bien loin de mon monde à moi...

Avec ma première grossesse et la douleur de la FC, je n'ai plus repensé à la PMA jusqu'à mon retour chez ma gynéco, fin 2014, pour commencer à chercher un peu plus loin. A cette époque, j'en avais toujours terriblement peur...Puis je suis retombée enceinte, rebelotte FC, mais dans ma tête ça éloignait la PMA parce que, mince quand même, ça prenait de temps en temps!

Puis le vide...Un an de vide...(Enfin, officiellement, car on suspecte une nouvelle FC fin 2015. Symptômes de grossesses, petit retard, et cycles déréglés depuis. Un bon mélange assez typique FC chez moi, passons).

Ensuite finit par arriver le tsunami qui nous craignions tant: la réponse. Les 98% d'atypiques restent forcément en travers de la gorge. Après cela, on n'envisage plus les essais de la même manière. Depuis, mon détachement vis-à-vis de tout ça prend des proportions inquiétantes, même. Mais mon chéri m'a poussée du museau, nous sommes retournés chez ma gynéco et son verdict fut sans appel: PMA. Pendant la longue rédaction de sa lettre, pour la première fois depuis bien 18 mois, j'ai senti en moi cette chose devenue étrangère depuis le temps: l'espoir. Incroyable au vu de mes peurs antérieures mais, à cet instant, j'était heureuse à l'idée de cette prise en charge. Enfin, peut-être, le bout du tunnel s'approcherait. Enfin.

Trois semaines sont à nouveau passées depuis cet épisode. Trois semaines où je suis allée à la pêche aux renseignements (d'ailleurs, pour les intéressées, je trouve le site fiv.fr très bien fait) et où j'ai été également bien informée par cette personne de ma connaissance, elle aussi suivie en FIV au centre de PMA où nous allons nous rendre. Je n'irais pas jusqu'à prétendre que le suivi n'a plus de secrets pour moi, seulement que j'ai enfin osé mettre le nez dans ce monde inconnu et tabou, par conséquent je suis un peu plus au fait de ce qui m'attend (examens, médocs, piqûres, hormones, huuum, tout ce que j'aime). Je sais aussi que la FIV n'est hélas pas le remède à tous les maux. Des fois ça marche, des fois ça échoue. Nos chances sont augmentées par: notre âge, mes grossesses spontanées, ma fertilité qui semble bonne. Nos chances prennent une baffe monumentale par le fait que l'infertilité chez nous est masculine. En PMA, les zozos fatigués, ce n'est pas le top, il ne faut pas se mentir. Pour résumer, on a de bonnes chances, on est probablement au-dessus de la moyenne, voire largement, mais rien n'est fait. J'ai aussi compris que tout ça serait long et éprouvant. J'imagine que la FIV1 aura lieu, au mieux, vers juin. Que si elle plante ça sera septembre, là encore, au mieux. J'ai compris que j'allais en bouffer des hormones, moi et mon corps qui n'a jamais aimé ça, qui a toujours très mal réagi à ça. J'ai compris que j'allais m'en faire, des allers-retours à l'hôpital (à 1h40 de chez moi, mais ça c'est un choix). J'ai deviné que si la FIV1 échouait ou, pire, si je rerefaisais une FC, je serais à ramasser à la petite cuillère, que j'ignore si je suis assez solide pour repasser par-là, surtout après avoir tant donné pour que ça prenne.

Je sais. Je sais que cette grande aventure qui va commencer jeudi sera à vivre au jour le jour. Qu'il faudra se retenir d'y mettre de trop grands espoir parce que depuis deux ans, je sais que l'espoir ça fait mal. Qu'il faudra être patiente et assidue. Qu'il faudra tout faire pour que ça marche, mais que tout ne dépendra pas de ma volonté propre (ça, c'est une idée que j'ai toujours peiné à assimiler, que des choses qui tournent mal peuvent ne pas être de ma faute).

De ce fait, jeudi, j'irai à pas précautionneux. J'écouterai, je sourirai, j'accepterai, signerai, respirerai peut-être un peu à l'idée qu'on nous aide, mais le reste, l'espoir, la joie, le stress, ça viendra plus tard...

Peut-être Meilleure Avancée: J-5

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