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2016-07-27T17:51:50+02:00

L'idée qui fait son bonhomme de chemin...

Publié par Coralina

Tout d'abord, je commencerai cet article en vous remerciant pour vos témoignages et partages sur vos expériences de l'accouchement. Vous avez compris mon projet et m'avez aidée à comprendre la première réaction de rejet de mon homme. Alors, encore une fois, merci!

Grâce à vos témoignages, à d'autres que j'ai lus, j'ai beaucoup planché sur cette idée. Plus qu'une idée, c'est un véritable désir, un projet. D'ailleurs, lors de l'entretien prénatal avec la sage-femme hier, je me suis rendue compte que, paradoxalement, je croyais beaucoup plus en ce projet qu'en celui de l'allaiter (j'y reviendrai).

Quand la sage-femme m'a demandé si j'avais des désirs particuliers auxquels je songeais déjà pour le Grand Jour, je lui ai parlé de mon envie forte d'y arriver sans péri. J'ai constaté avec étonnement que chéri ne s'est pas fermé, n'a pas ri, n'a en fait rien dit. J'ai également été ravie que la sage-femme ne me prenne pas pour une azimutée de la vie qui n'a pas compris qu'un accouchement n'est pas un simple arrachage de dent. Je lui ai dit d'office que je savais que j'étais novice, que le jour J il se pouvait que je trouve mon idée totalement débile et que la douleur me fasse revenir sur mon choix. J'ai ajouté que je n'étais pas une militante anti-péri, que si c'était nécessaire j'y aurais recours sans hésiter mais que j'aimerais être au maximum libre de mes mouvements, que je voulais dépasser la douleur et être la plus "fraîche" (gros LOL, je sais) possible après. Elle m'a prise très au sérieux et m'a dit que l'hôpital était tout à fait ouvert à ce genre de choix, qu'elle avait bien vu que c'était réfléchi (et pas si insensé). Du coup, elle me conseillait de gérer au maximum les douleurs à la maison avant de partir, que c'était moins "urgent" de venir sans péri qu'avec. Elle m'a également dit que, même sur place, si tout se déroule normalement, je serais libre d'aller et venir le plus longtemps possible. Elle m'a dit que c'était, je cite "un beau projet". Chéri m'a prise au sérieux finalement, il a vu que je n'étais pas hostile à la péri mais voulais seulement essayer de me dépasser. Il a vu que le corps médical ne jugeait l'idée ni précipitée, ni idiote. J'ai compris que, vivant tout ça de l'extérieur, il a eu besoin de plus de temps pour comprendre ce souhait et accepter de le vivre de son poste d'observateur.

Concernant l'allaitement, je souhaite également essayer. Je sais que le lait maternel, c'est le must pour bébé, qu'il est digeste, plein de défenses et parfaitement adapté à bébé. Je sais que ça instaure une relation très forte entre la mère et son bébé. Je sais que cela peut devenir une expérience magnifique. Je veux le meilleur pour notre miracle alors oui, j'essaierai. Mais, c'est paradoxal, j'en conviens, j'ai nettement moins confiance en moi pour ce projet. Là encore, chéri est ouvert et favorable à l'allaitement. Il me dit d'essayer et de ne pas culpabiliser si je dois renoncer. Que j'aurais essayé et que c'est l'essentiel. En fait, plein de choses m'effraient: que ça fasse mal (j'ai les seins totalement hypersensibles, je n'ai jamais aimé que chéri y touche, même un frôlement me fait grimacer), que bébé ne mange pas à sa faim (on contrôle quand même moins bien la quantité avalée qu'au biberon), qu'il veuille téter tout le temps et que ce soit pire que contraignant (je suis bien trop pudique pour allaiter ailleurs que seule, dans une pièce isolée et fermée), que mes seins deviennent irrémédiablement déformés et encore plus hypersensibles, et j'en passe... La sage-femme a su me donner de premiers éléments pour me rassurer mais..Je n'y crois pas encore, toujours pas, beaucoup de peurs et d'inconnues. Ca viendra, peut-être...

L'idée qui fait son bonhomme de chemin...

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