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2017-05-10T20:45:15+02:00

Des bras plus si vides que ça!

Publié par Coralina

Lorsque j'ai ouvert ce blog, j'étais en plein dans les épreuves terribles que sont les fausses couches et l'infertilité. Je souffrais et ce blog fut un exutoire et un lieu d'échange qui m'ont permis d'endurer un peu moins difficilement ce long parcours.

Des bras vides, un nom qui me correspondait si bien!

Sauf que, depuis 4 mois, ni mes bras ni mon coeur ne sont vides. Le titre de ce blog me tracassait depuis quelques temps car dieu sait comme mon coeur est plein, et la chance que c'est de vivre cela!

Ainsi, bien que ce blog reste ouvert (deux ans d'écrits, un témoignage positif, ça ne s'efface pas ainsi), c'est là-bas que vous pourrez, si vous le souhaitez, suivre nos aventures: là-bas

Je vous remercie pour tout: vos mots, votre fidélité même silencieuse, vos expériences, conseils, encouragements. Tout. Vous n'imaginez pas ce que tout cela m'a apporté...

En espérant que cette petite communauté continuera de vivre sur mon nouvel espace, plein de vie et d'humour! Je vous embrasse.

Des bras plus si vides que ça!

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2017-01-09T10:43:33+01:00

O joie, voilà les coliques!

Publié par Coralina

Notre fille est un nourrisson particulièrement éveillé et tonique, on nous l'a dit et l'avons remarqué. Tout juste sortie de mon ventre, elle avait ses grands yeux ouverts et regardait partout. Quand on lui parle, elle nous fixe. Elle observe beaucoup et a une grande force physique pour son petit âge. Décidée de tout faire en avance, c'est pour le meilleur et... Le pire! 

Ca a commencé dès la maternité, elle devait avoir 5 jours. Un soir, elle s'est mise à se tordre, hurler et rien ne la consolait. Ca a duré de longues heures, de 21h à 2h du matin. Un cauchemar. Mon instinct de mère m'a vite fait comprendre que ses torsions désignaient les fameuses coliques comme responsables. Puis Ca a disparu pendant quelques jours.

Il y a trois jours, rebelotte. Pendant que je dormais un peu, cheri a vécu l'enfer des pleurs inconsolables de notre puce. Ca a à nouveau duré plusieurs heures.

Hier, ça a été l'apothéose (pas de bol, la nuit avait déjà été très courte). Ca a commencé à 17h, torsions, pleurs, colère. On essaie tout avec cheri quand notre puce souffre: massages, changements de positions, câlins, emaillotage, bain, boulotte de graines de lin... La seule chose qui la calme est...de prendre son biberon! On a assisté, impuissants, à sa douleur jusqu'à 21h. Là, je lui ai donné son biberon, puis l'ai endormie sur le ventre contre moi et me suis dit qu'en fait, c'était la seule position où elle semblait vraiment paisible. Alors moi, ô mère indigne, je l'ai posée sur le ventre dans sa nacelle (où elle ne dormait que par tranches de 10-15 minutes depuis la veille au soir), sous ma surveillance évidemment, pour voir...Elle n'a pas bougé, plongée dans un profond sommeil pendant...3 heures! D'après chéri qui s'en occupe en début de nuit, elle a été très zen le reste de la soirée. Il l'a remise sur le ventre après le biberon suivant, même résultat. On ne l'a remise sur le dos que lorsque nous dormions et son sommeil était bien moins paisible.

Par là nous mesurons la difficulté de la vie de jeunes parents (et encore, quelle est la chance qu'on soit deux H24) et aussi la place à l'instinct et l'expérimentation. J'espère fort que cette souffrance soit provisoire, c'est extrêmement dur de voir son tout-petit souffrir! Je compte bien l'emmener chez l'ostéopathe à ses 3 semaines. En attendant, on s'accroche.

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2017-01-06T11:26:54+01:00

Comment louper son allaitement en 24 heures

Publié par Coralina

Autant je peux me targuer d'avoir eu en gros l'accouchement dont je rêvais, autant l'allaitement fut un flop total. Je dois avouer que je n'étais pas aussi convaincue par mon envie d'allaiter que par mon projet de naissance. Ca et des pratiques nulles de la maternité, l'allaitement n'a pas fait long feu.

Apres la naissance, on a tenté la tête de bienvenue. Ma petite Léna cherchait mais ne prenait pas le sein. Déjà là, une sage-femme a orienté la tête de ma puce vers mon téton, la "forçant" à la prendre. Ce geste m'a profondément froissée et n'a rien changé au problème. Plus tard, une autre sage-femme l'a stimulée en posant une goutte de lait sur mon sein et ouf, première tétée! Il y en eut trois en quelques heures, j'étais fière! Sauf que le lendemain, rebelotte, ma puce ne prenait pas ou mal le sein, ça me faisait un mal de chien et la plupart des sages-femmes avait les mêmes pratiques que la première. Je me sentais traitée comme une vache à lait et mon bébé comme un pantin. Pas étonnant qu'elle ne veuille pas téter! Le soir venu, Léna n'avait rien avalé depuis 24h et moi je me sentais mal, oppressée et lasse de ce combat qui m'épuisait déjà. Une sage-femme bien plus philosophe est passée dans la nuit. Elle a vu que Léna cherchait sans prendre, même avec un peu d'aide. Elle m'a alors posé la question qui tue: "vous voulez allaiter pour vous ou pour elle?" Ma réponse était évidente, c'était pour elle. Parce que rien ne vaut le lait maternel et ce contact si important. Je voulais le meilleur pour la fille. La sage-femme m'a alors fait comprendre que lorsqu'on allaite, il faut aussi voire surtout le faire pour soi. Ne jamais le faire sans le vouloir vraiment. Les larmes ont coulé toutes seules, au fond de moi j'ai toujours senti que l'allaitement, je ne serais pas fan... Elle m'a doucement proposé d'arrêter de me faire du mal, la culpabilité m'a assaillie mais elle a su me rassurer, ne pas allaiter ne ferait pas de moi une mauvaise mère. De plus, mon bébé a besoin de sentir sa maman sereine au moment du repas, et moi chaque tétée était un moment de combat et d'angoisse profonde. Elle est allée chercher un biberon, avec mon accord. Ma fille s'est jetée dessus et moi je pleurais de soulagement en la regardant téter. En quelques secondes, je me suis sentie revivre, un poids énorme m'avait quittée. Même Léna paraissait sereine, paisible. 

Ainsi j'ai loupé mon allaitement et si une part de culpabilité reste en moi, chaque biberon est un moment privilégié, je le donne avec bonheur, sans parler de mon cheri qui est heureux de pouvoir nourrir notre merveille. Nous sommes heureux de nous relayer la nuit, contents de pouvoir la nourrir n'importe où si besoin et, surtout, j'ai retrouvé une paix intérieure nécessaire à mon bébé.

le seul revers fut une montée de lait qui m'a accueillie le surlendemain. Quel cauchemar! A côté, l'episio ce n'est pas grand chose! La douleur s'est estompée en 4 jours, en revanche, je perds toujours du lait. Patience...

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2017-01-02T11:22:13+01:00

L'arrivée en fanfare de Léna

Publié par Coralina

On en lit, des choses, sur l'accouchement...

perte du bouchon muqueux, ventre qui descend, frénésie du ménage, contractions régulières mais espacées qui se rapprochent au fil des heures, long travail, etc...

Vous allez constater par vous-mêmes que la naissance de mon petit miracle Léna a déjoué toutes ces statistiques. Je précise que je prenais quotidiennement de la tisane de feuilles de framboisier depuis les 37 sa et je pense sincèrement qu'elle a joué un rôle majeur dans le récit qui va suivre.

Nous sommes le 29 décembre, journée qui commence comme toutes les autres, je n'ai toujours pas dit coucou à mon bouchon muqueux, mon ventre semble bien haut et le monitoring de contrôle de la veille n'a rien révélé de spécial, une activité contractile banale à 39 sa passés. Je me vois déjà aller à terme.

Je fais donc ma petite vie quand, à 15h, je sens une petite contraction. Rien de bien méchant, je n'y prête même pas attention. J'en ai depuis des semaines des comme ça, elles sont irrégulières, vont et viennent, on cohabite elles et moi. Sept minutes plus tard, ça recommence. Puis encore 6-7 minutes après. Je ne m'affole aucunement,  ce sont tous les signes d'un faux travail: c'est trop rapproché et peu douloureux pour un tel laps de temps. Je fais tranquillement du ballon, il atténue souvent bien ce type de douleur. Seulement là, ça ne passe pas. Toujours pas affolée pour un sou, je prends deux spasfons et attends que le faux travail se stoppe. Aucun changement, je constate même que j'ai un peu plus mal. Je demande donc à mon cheri de me faire couler un bain. Je m'y plonge, il m'amène de quoi vérifier l'espacement des contractions. Moi, je suis toujours convaincue que c'est un faux travail. Je patauge un petit moment, les contractions sont maintenant aux 4-5 minutes, à peine 2h après la toute première et en soufflant tranquillement, la douleur se gère. Je décide de sortir du bain, c'est là que tout bascule et que je suis obligée de constater que ce n'était en rien un faux travail.

A peine sortie du bain, une contraction terrible m'assaille. Celle-là me prend par surprise, pour le coup je ne gère plus rien. Je voulais m'habiller tranquillement, je me jette sur le lit et gémis. Par monosyllabes, je fais comprendre à chéri qu'il peut ajouter ma trousse de toilette aux affaires et charger le tout. Lorsqu'il revient, je n'ai pu mettre que mon pantalon. Les contractions sont intenses et, surtout, très rapprochées, une ou deux minutes je pense. Je prends peur car ce scénario n'est en rien celui d'un accouchement normal de primipare, j'ai peur que quelque chose de terrible soit en train d'arriver. Les contractions se sont rapprochées trop vite pour que je les gère, je suffoque, crie et la douleur me submerge. Chéri m'aide à me hisser à l'arrière de la voiture et on part pour les 40 minutes de route les plus longues de ma vie. Je ne trouve aucune position qui me soulage, je me mets à 4 pattes, suspendue aux poignées au dessus des fenêtres (que j'ai bien cru massacrer car j'y mettais tout mon poids), enfonce ma tête dans les portières. Malgré un corps en déroute, les pensées restent lucides. Je me disais: "finalement tu es bien chochotte, toi qui voulais accoucher sans péri, tu vas la supplier à peine arrivée!" Ou bien "4h de travail et voilà comment tu te retrouves, la honte!". Je n'attendais qu'une chose: arriver à l'hôpital et prier d'être assez dilatée pour la péri.

On arrive enfin et je me sens incapable de sortir de la voiture, chéri me soutient, chaque geste me réclame un effort surhumain, les contractions semblent s'enchaîner sans aucune pause. On me conduit en fauteuil en salle d'examen, monter sur la table relève du supplice. Et là, le verdict tombe "dilatation à 8, et c'est votre premier?!" J'entends la sage-femme demander à cheri depuis quand je contracte, je pense qu'elle hallucine. Moi je comprends surtout une chose: je vais devoir finir sans péri! On me traîne en salle de travail, on me déshabille et enfile la blouse à l'arrache. Nouvel examen, je suis dilatée complète! Je panique, j'espérais qu'on me soulagerait, avoir le temps de voir venir, et tout se fait dans l'urgence totale et je vais devoir finir dans la douleur. Heureusement, chéri reste tres zen, il me brumise le visage (le seul élément du sac prévu qui aura servi), répond aux questions administratives qu'on n'a pas eu le temps de régler et m'encourage comme il le peut. Je suis très vite prise d'un besoin fou de pousser, les étriers même pas installés je pousse, il le faut, je ne maîtrise plus rien. Au monito, posé tant bien que mal, le cœur de ma puce faiblit, le travail est trop violent pour elle aussi. Je n'entends que des bribes de phrases comme "appelle le docteur H (un gynéco)", "je pense qu'il va falloir ventouser". Je suis terrorisée, je refuse que ma fille souffre, alors je me fixe sur le regard de la sage-femme, me concentre comme jamais sur la respiration et les poussées. Elle me perce la poche, je pousse 3-4 fois et ma petite merveille est sur moi! Première contraction à 15h, arrivée à la maternité à 19h, Léna est née a 19h23. La délivrance fut difficile, les contractions étaient si violentes que le placenta a suivi derrière ma fille mais des morceaux de membranes, eux, étaient restés dans l'utérus. Il a fallu m'appuyer violemment sur le ventre, ce qui m'a paru une éternité, je me sentais réellement à bout de forces, épuisée et choquée. Ensuite, étape sympa de la couture de l'épisiotomie qui m'avait été faite sans que je sente quoi que ce soit. Ce fut long, j'en avais vraiment assez et sans péri, on n'a le droit qu'à un semblant d'anesthésie par pchit que même la sage-femme reconnaissait comme assez peu efficace. Pendant ce temps, elle me félicitait pour mon "incroyable tolérance à la douleur", mon "magnifique travail". Moi j'avais le regard fixé sur ma fille, dans les bras de son père. Objectivement, c'était déjà un magnifique nouveau né: toute rose, ni sang ni vernix, la tête bien ronde et de grands yeux bleus qui regardaient déjà partout.

Je ne reviens toujours pas de cette naissance folle, improbable, aussi violente que belle. Nous sortons de la maternité demain, j'ai déjà plein de choses à raconter ici.

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2016-12-20T14:24:31+01:00

Ca s'en va et ça revient...

Publié par Coralina

Je vais être sincère: il commence à me tarder d'accoucher. Je sais, rien d'original pour une femme enceinte de quasiment 8 mois et demi. Les mamans comprennent.

Comme toujours dans ma grossesse, mon état est particulièrement variable sauf que maintenant, ça ne varie pas d'un jour à l'autre mais plus d'une tranche horaire à l'autre. Les jours se suivent et se ressemblent au point où je commence à me dire que je pourrais bien devoir tenir le coup encore les trois semaines qu'il me reste!

Voilà mes tranches horaires quotidiennes, en gros:

-4-5h du matin: je me réveille avec de bons tiraillements dans le bas-ventre (en plus des douleurs dorsales et circulatoires normales). Je vais faire pipi, ça calme tout. Je me rendors (plus ou moins vite).

-9-10h: je me réveille à nouveau, douleurs de règles intenses, je ne sentirais pas la bête bouger, je croirais avoir rêvé tout ça et vivre un énième J1 (mes règles sont particulièrement douloureuses).

-11h à 16h: période faste! Les contractions sont plus rares et très peu douloureuses. C'est là que je m'occupe de la maison et des achats de noël, je me sens revivre, un vrai bonheur. C'est là aussi que je comprends que non, ce n'est pas encore pour aujourd'hui!

-16h à 18h: les douleurs lombaires arrivent, mon corps bien lourd me reproche d'avoir voulu vivre normalement. Je suis cassée en deux, les contractions gagnent du terrain et deviennent douloureuses.

-18h à minuit: La misère, je contracte beaucoup, plus de douloureuses, dans le ventre, le dos. Je me soulage comme je peux en prenant une douche bien chaude et en faisant du ballon. Les soulagements sont de courte durée. J'ai tenté le spasfon hier, car je sais que ce n'est qu'un énième mini faux travail, mais même mon pote le spasfon me lâche. Je m'étends comme je le peux sur le canapé avec mon coussin d'allaitement et souffle. Les contractions sont espacées entre 3 minutes et 25 en général, irrégulières mais longues. J'espère qu'elles continuent d'agir sur mon col car se coltiner ça tous les soirs, sans exception, depuis une dizaine de jours, c'est usant.

-1h du matin: je me couche, en général je mets plus d'une heure à trouver une position où j'ai le moins mal possible. Puis je dors jusqu'à l'étape 1!

 

Je sais que tout cela est bien normal, une fin de grossesse, c'est éprouvant pour le corps. Puis il s'entraîne (beaucoup), ça aussi c'est normal. Mais même le moral commence à devenir raplapla, les choses m'agacent vite, j'ai le bourdon, petite chute hormonale? En tout cas, vivement que ces faux travaux deviennent du vrai de vrai et que notre miracle arrive!

Ca s'en va et ça revient...

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2016-12-17T15:09:48+01:00

Dernière ligne droite!

Publié par Coralina

Malgré ces dix jours de silence, je suis encore là! 37+6 SA, dieu que ça avance!

Cette dernière semaine, les changements de sensations ont été très nets: bien plus de douleurs, les douleurs osseuses ayant laissé la place à des douleurs de règles. Plus de contractions également, la fin du traitement s'est faite sentir! J'ai enfin le droit de faire ce que je veux mais c'est dur en fait, je n'ai plus aucune endurance, tout est dur! Si je ne contracte pas, j'ai mal aux jambes, au dos (beaucoup), la digestion complètement perturbée, bref, je comprends enfin pourquoi le 9è mois est réputé pour être le plus long! Enfin, fidèle à moi-même, mon état passe du tout au rien d'un jour à l'autre. Certains peuvent s'apparenter à du faux travail tant c'est délicat, d'autres me donnent l'impression d'être à nouveau à mon 5è mois!

Mercredi, j'ai vu l'anesthésiste. Très sympa, moi qui n'aimais pas trop les anesthésistes...Le personnel médical de cette maternité est top. Le RDV a du prendre 6 minutes à tout casser! Je ne suis pas un cas difficile: pas d'antécédents ni d'allergies, rien. Je lui ai dit que je ne savais pas si je voulais la péri. J'ai eu le plus beau compliment de ma vie "vous avez un dos à péridurale facile!", fière j'étais! Il m'a aussi dit qu'il n'a encore jamais vu un premier accouchement où la maman tenait sans péri. Effrayée, j'étais.

Hier, ce fut la consultation du 9è mois, je l'attendais comme le messie même si je m'attendais à un col long-tonique-fermé car pour moi je n'avais pas de contractions douloureuses. Et, finalement, tadam: col raccourci, mou et ouvert à 1 sur toute sa longueur! Fière, j'étais à nouveau! En fait, mes douleurs de règles seraient des contractions et efficaces en plus! Elle m'a bien précisé que cela ne signifiait rien sur ma date d'accouchement mais qu'un bout de chemin était fait et que, surtout pour un premier bébé, c'était déjà bien! Au moins, mes petites douleurs ne sont pas inutiles (et monis horribles qu'un J1 de règles). Du coup, chéri qui trépignait déjà de voir enfin sa fille est de pire en pire, maintenant persuadé que c'est pour la semaine prochaine. Moi, je le sens plus la suivante, on verra bien.

Est-ce lié ou non, je n'en sais rien, mais j'essaie de mettre toutes les chances de mon côté pour un accouchement facilité (pas moins douloureux mais plus efficace). Je fais du ballon tous les jours, même si ce n'est parfois que quelques petites minutes. Je bois de la tisane de framboisier, réputée pour rendre les contractions de travail plus efficaces. Je suis à 2 tasses par jour, je pense passer à 3 aux 39SA. Et maintenant, on attend (et je stresse, un peu...)

Dernière ligne droite!

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2016-12-07T12:58:27+01:00

Fin des cours de préparation! Suis-je prête?

Publié par Coralina

Aujourd'hui, ce sera mon dernier cours de préparation avec ma sage-femme libérale. J'aurai eu 8 séances: 6 classiques et 2 sophrologie. Est-ce pour autant que je me sens prête à survoler sans difficulté ce grand moment? Hum...Plus ça approche, moins je domine la situation.

Je ne regrette pas d'avoir pris ces cours, ils ont eu plusieurs bienfaits:

-me faire sortir; 

-me faire rencontrer d'autres femmes enceintes, dont certaines ont les mêmes soucis/craintes/interrogations que moi;

-avoir des infos utiles, surtout sur l'après;

-découvrir la sophrologie (et par la même occasion que je ne suis pas du tout une pro du lâcher-prise).

Cependant, j'ai tellement lu que, finalement, je n'ai pas appris énormément de choses sur l'accouchement lui-même. Ces cours m'ont surtout renforcée dans mon choix du je-tente-sans-péri, les bienfaits de ce choix sont multiples: on prend naturellement de meilleures postures, la dilatation du col en est généralement raccourcie, on se sent pleinement actrice de la naissance de son bébé, la force de poussée est meilleure donc l'expulsion également plus rapide et efficace (donc moins de forceps, ventouses, césariennes), on peut faire la majeure partie du travail chez soi. Je me répète souvent tout ça, car j'ai par ailleurs conscience que, oui, je vais souffrir ma r*ce, désespérer à un moment donné, que même si c'est plus rapide, ce sera quand même bieeen long!

En ancienne amatrice de théâtre, j'ai l'impression de me préparer pour une représentation dont j'ignore et la date et le contenu. Impro quasi totale, gros enjeu, très gros enjeu. Je crois que la dernière fois que j'ai été aussi angoissée, c'était pour mes oraux du CAPES. A la fois je redoute ce jour, et à la fois je sais au fond de moi que c'est naturel, que les femmes font ça depuis la nuit des temps donc qu'il n'y a aucune raison pour que j'en ressorte traumatisée ou gravement mutilée.

Quelles sont mes plus grandes peurs?

-Que ça tombe à noël, ou par là, les jours où ma belle-famille sera chez nous. Si c'est le cas, bye bye le travail zen à la maison. Même si on les met dehors (ce qui n'est pas dans mes manières), je ne serai pas zen, et je sais que ça a un impact direct sur le travail.

-Que je souffre un martyre, perde pied, qu'on file à la maternité car finalement je veux la péri, et qu'en fait je n'en sois qu'au tout début (ou un faux travail, pourquoi pas). Toutes mes convictions s'effondreraient.

-Que ça bloque, d'une manière ou d'une autre, que ma puce en souffre et que ça finisse en césarienne.

Peut-être que tout se passera comme dans mes rêves: qu'elle sera suffisamment en avance ou bien à terme pour me laisser passer les fêtes sans cette angoisse, que je gèrerai bien à la maison, que je serai déjà bien dilatée en arrivant à la maternité, que je tiendrai jusqu'au bout sans péri et sans aucune anicroche...Peut-être, je suis prête à tout donner pour cela.

Est-ce que ça travaille là-dedans? Oui et non, surtout non à vrai dire. Les contractions sont toujours sous la barre des 10 par jour (je suis loooooin de mon nombre affolant de contractions des 6è et 7è mois), aucune n'est douloureuse au point que parfois je doive toucher mon ventre pour être sure que c'en est bien. Toujours pas de bouchon muqueux, ma puce ne me semble pas plus basse. Seules nouveautés, peut-être pas anodines, je n'en sais rien, des douleurs de règles (le matin et le soir surtout) et un transit perturbé (ballonnée à fond). On verra bien, je n'en suis qu'à 36+3 sa.

Photo: notre valise est prête!

Fin des cours de préparation! Suis-je prête?

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2016-12-01T15:54:48+01:00

J-40 pour le bout-du-bout!

Publié par Coralina

Le bout se rapproche, vite, je dois l'admettre. Mon corps change, on dirait que ça commence tout doucement à travailler: pertes bien plus abondantes, plus de pesanteur dans le col et la vessie, fatigue plus présente, douleurs de règles qui apparaissent, contractions plus gênantes... Pourtant, au fond de moi, je sens qu'on n'y est pas tout à fait, et heureusement, elle doit encore attendre 10 petits jours afin d'atteindre les 37SA et ne plus être considérée comme prématurée. J'ai l'impression que mon ventre n'est pas plus bas qu'avant, mon bouchon muqueux ne m'a pas encore fait coucou, les contractions restent en nombre normal.

En deux semaines à peine, nous sommes passés de rien à tout question préparatifs: la valise est prête à être bouclée: son petit linge est acheté et lavé, le matériel pour la maternité aussi. Je me suis procuré, comme demandé, les coussinets d'allaitement et les supeeerbes slips filet. On n'a plus qu'à empiler tout ça dans la valise et c'est bon! Sa chambre est peinte, le parquet changé, les placards refaits, les plinthes posées, le lit et la commode montés. Elle naîtrait demain qu'on serait prêts! On commence (enfin) à se projeter, le temps aide, les préparatifs et la dernière écho aussi.

C'est complexe tout ça... Je cohabite avec elle depuis bientôt huit mois. Je sais des choses d'elle: elle a beaucoup le hoquet, aime se nicher d'un côté, réagit dès que je mange, communique avec nous, aime la musique. Elle a de grandes jambes, des joues déjà rebondies et de petits cheveux bien visibles. Elle s'immobilise si je suis en colère ou stressée. Elle aura aussi le hoquet si elle sursaute. C'est un bébé éveillé: elle se défend et regarde déjà ce qui se passe autour d'elle. Ca en fait, des choses, avant même de l'avoir rencontrée! Cependant, on est impatients de découvrir le reste! Sera-t-elle blonde ou brune (elle a autant de chances de chaque côté)? Sera-t-elle vive ou calme? Gourmande? Dormeuse? Joueuse? Aura-t-elle un joli petit corps potelé ou nous paraîtra-t-elle toute minuscule? Aura-t-elle les yeux clairs ou foncés? Et nous, comment se sentira-t-on?

A 3 jours des 3 ans de retrait de mon DIU, ces questions comblent mon coeur de joie et d'amour. On l'a tant désirée, cette enfant! 

Pour l'accouchement en lui-même, mon projet n'a pas changé d'un iota. Je lui souhaite une venue au monde la plus respectueuse d'elle. J'aimerais lui donner la vie le plus naturellement possible, sans aide médicale qui ne serait pas indispensable. Je suis prête à travailler avec les contractions, à pousser mon corps et mes tripes au-delà de leurs limites. Dans mes rêves les plus fous (ou si la réalité se faisait clémente jusqu'au bout), je voudrais faire le plus gros du travail à la maison, seulement entourée de nos animaux et de mon chéri. Au coin du feu... J'ai investi dans un ballon, me suis énormément documentée sur les positions les plus efficaces pour l'ouverture du col. Idéalement, on ne partirait que quand la phase de latence s'achève et que le col est déjà bien dilaté. Je ne tiens pas non plus à ce qu'elle arrive à la maison. Ensuite, on verra si je tiens jusqu'au bout sans péridurale. Je ne suis pas obstinée, on verra bien. Mais ce qui est sûr, c'est que je suis prête à tout donner.

Voici la photo de mon ventre à ce jour.

J-40 pour le bout-du-bout!

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2016-11-24T12:21:56+01:00

Dernière écho, suite des préparatifs et autres...

Publié par Coralina

C'était prévu: depuis ce lundi, tout s'accélère.

Lundi matin: consultation du 8è mois et échographie du T3.

La consultation a de fait été minimaliste, oui ça va, encore 1 kg de pris, bon doppler, nouvelles ordonnances et voilà. Cependant, nous sommes tombés sur une SF chouette (même si en réalité, aucune ne m'a déçue). Je lui ai donné mon projet de naissance qu'elle a lu de A à Z et, ouf, tout est "amplement réalisable"! En fait, cette maternité, aussi petite et méconnue soit-elle, est très branchée accouchements physio. D'ailleurs, les SF sont en pourparler pour l'ouverture d'une salle nature (ce sera peut-être pour bébé 2, s'il voit le jour). Elle a pu voir également que je ne suis pas butée mais très ouverte, je sais que l'accouchement c'est aussi (voire surtout) une énorme part d'imprévus, au moindre accroc, je ne dirai pas non à des aides desquelles j'aimerais pourtant me passer de base (péri, épisio...). Elle a trouvé mon projet finalement assez "classique", l'a mis dans mon dossier pour que l'équipe en prenne connaissance. En plus, angoissée que je suis, nous lui avons demandé s'il serait un jour possible de visiter le service (je n'aime pas ignorer où je mets les pieds un jour aussi important), ce qu'elle nous a fait faire juste après l'écho!

L'échographie a été faite juste derrière. La première chose qu'on a pu constater, c'est que notre fille est toujours aussi rétive à l'univers médical. Le simple doppler et le peu de manipulations pour démarrer l'écho l'ont franchement agacée, voire carrément énervée. Ce qui fait que son coeur pulsait à 167 bpm au départ! La gynéco nous a confirmé que notre puce est réactive et ne se laisse pas faire. On a attendu qu'elle se calme pour continuer. En deux minutes, elle retombait à 152 et on a pu continuer. Les bonnes nouvelles ont afflué: elle est en pleine forme (d'ailleurs elle se débattait bien, la bourrique), aucune anomalie, on a pu tout voir et elle est dans la norme pour tout...Enfin presque... Le périmètre abdominal et la longueur fémorale sont au 82è et 85è percentile! Autrement dit, selon la gynéco "la cantine est bonne" et "elle sera grande, prévoyez du 1 mois uniquement". Gabarit estimé à la naissance: 3.5 kg et plus de 50 cm! Elle a déjà plein de cheveux la demoiselle, effectue des mouvements respiratoires continus (ça nous a épatés, on l'ignorait), regarde partout autour d'elle. Autrement dit, elle est déjà bien éveillée! D'après la gynéco, elle serait prête à naître dès décembre. En bonne tête de mule qu'elle est, le repos n'a rien changé sur sa position: sa tête est confortablement installée sur mon col, la gynéco était même surprise qu'elle y appuie à se point (pas moyen de la remonter). Bon, du coup, la rééducation sera incontournable pour moi car la vessie et le périnée seront usés après toute une grossesse où le bébé malmène autant le bas. Cependant, je ne pense pas accoucher demain: col toujours bien fermé, 33.1 mm! A ce rythme, on ira à terme, ma petite dodue et moi!

Visite du service: je pensais que la SF ne pourrait en gros nous montrer que le couloir des chambres et basta. Mais, jour calme aidant, on a pu tout voir! Les chambres (simples pour la plupart, doubles en cas d'affluence), la nurserie, le secteur pédiatrie et le service maternité au sens propre du terme: où tout se joue. Il y a une ou deux chambres de pré-travail et trois salles de travail. Petites, rassurantes. Si j'y arrive sans péri, la "table" (qui est en fait plus semblable à un lit) d'accouchement me permettra d'accoucher assise, sur le côté ou en position classique, à ma convenance. Les soins du bébé sont effectués dans la même salle. S'il y a des soins plus "lourds" à faire (cela reste une maternité de niveau 1), c'est juste à côté. Cette visite m'a énormément rassurée et chéri aussi. On sait où l'on va et je sais que matériellement, tout correspond à mon accouchement rêvé. Ca m'a à nouveau fait réaliser l'imminence et le concret de tout ça. Dans ce petit berceau transparent sera l'être que je porte en moi. Là, je lui donnerai la vie. Dans moins de deux mois. Mon dieu... Retour du mélange excitation-angoisse.

Les préparatifs: Ca a accéléré, chéri se donne à fond et avec joie (j'ai la chance d'avoir un compagnon bricoleur et touche à tout). De rien, on est passés à presque tout dans sa chambre: les peintures sont faites, les placards démontés car chéri va les réagencer (placards incrustés dans le mur), le parquet sera terminé ce soir. C'est beau, ça nous ressemble, j'adore. Quant à la valise, on démarre les achats cet après-midi, je suis toute folle à cette idée! On va chercher les bodys et pyjamas aujourd'hui, le matériel plus spécifique sans doute demain. 

Dernière écho, suite des préparatifs et autres...

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2016-11-17T17:59:39+01:00

Préparatifs

Publié par Coralina

Le 11 décembre, ce sera le fameux cap des 37SA qui sera franchi. Huit mois révolus, fini le "bébé préma", notre puce pourra venir quand elle le voudra, on ne l'en empêchera pas. Pendant les passages de contractions, ce ne sera plus "oh non, encore...", mais plutôt "ah, et si ça ne s'arrêtait pas?". Le 11 décembre. C'est tout près! Alors d'ici-là, il faudra que l'on soit prêts. Autant l'admettre clairement, on n'en est pas à là.

Les cours de préparation: Je les ai commencés tard. Parce que c'est tardivement que l'hôpital m'a gentiment "recommandé" d'en trouver plus près. Mais, en province, il n'est pas toujours simple de trouver au pied levé une sage-femme tout près! J'ai fini par en trouver une, pas si près, mais à qui il restait un peu de place et qui, en plus, me fera deux séances de sophrologie. Donc prépa: 3 cours sur 8 de faits.

La valise: Avec chéri, on s'était mis d'accord pour attendre la dernière écho afin d'avoir une idée plus précise de sa taille à terme. Parce que quand on te dit déjà à la morpho qu'il "va falloir prévoir directement du 1 mois", on préfère être prudents! Ladite écho aura lieu lundi matin, alors, la semaine prochaine, promis, on fait notre valise! On devrait savoir s'il faut bien oublier les vêtements naissance ou si, comme ses parents, bébé sera finalement un petit format à la naissance (ni chéri ni moi ne pesions 3kg à la naissance, pourtant globalement à terme).

La chambre: Hum...Non, relativisons, cette semaine, on a trouvé ET acheté: le parquet, les plinthes et la peinture! Chéri commence déjà à bricoler dedans. Si ça se trouve, dans dix jours, c'est fini! 

Le matériel: Hum...Là on est au point mort. La liste est faite depuis longtemps, mais on n'a même pas pris le temps de la partager. Nous en sommes donc toujours à n'avoir que la poussette (trio, j'insiste). On sait quel lit on va lui prendre, vu que Ikea s'est enfin installé dans notre cambrousse, on va l'acheter tout bientôt aussi (mais le mois où beaucoup d'impôts tombent, ce n'est pas facile facile). Lit qui ira directement à côté du nôtre de toute façon, donc si la chambre n'est pas finie à 100% quand la puce arrivera, ce n'est pas si grave. Il manquera donc urgemment la table à langer et des vêtements. Le reste sera moins urgent.

Et dans la tête? On en a parlé avec monsieur. Lui réalise très peu, et je le comprends. Il me voit m'arrondir mais l'imminence de la naissance, il ne la ressent pas physiquement. Il est vraiment pressé de découvrir notre fille mais n'a pas cette sensation sourde et profonde (que moi j'ai) que ça se concrétise, qu'un battement de cil et elle sera là. Moi, j'en ai assez écrit récemment pour que vous sachiez où j'en suis.

Ces derniers jours, je continue d'alterner entre la presque nostalgie de la grossesse (même si l'isolement qui l'aura accompagnée la moitié du temps l'a en partie ternie, si si, vraiment) et l'excitation de bientôt découvrir la bouille de notre bébé miracle. Ah, et le stress de l'accouchement commence à poindre aussi: et si je n'y arrivais pas? S'il y avait un problème? Si ça virait au carnage? Des questions je pense normales pour toute future maman imminente!

J-54 avant ma DPA (au 10/01), J- 24 avant les 37 SA. Vous pouvez commencer les pronostics! 

 

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